Bienvenue en Abistan, empire aux 60 provinces dirigé par le prophète Abi - le "Bigaye" -, fidèle délégué de Yölah, depuis la fin de la Char, la grande guerre sainte mortifère, remportée par les émules d’’une forme gravement dégénérée d'une brillante religion" et transformant à l'occasion d’'inutiles et misérables croyants en glorieux et profitables martyrs. Obéissance, soumission, amnésie, surveillance, patience, ignorance, justice expéditive rythment le quotidien des sujets, interdits de circulation sauf, suprême honneur, pour participer au pèlerinage dans l'un des lieux saints foulés par Abi ». 

 

Ceci, extrait de la critique qu’en a faite Le Point, est pour vous donner le thème. Le roman, je ne la commenterai que par ce mot : ENNUYEUX, et c’est une litote… En plus, il y en a pour 274 pages, que j’ai « lues » en 20 minutes, pour vérifier que ma première impression des 20 premières pages était la bonne.

Mais ne vous arrêtez pas à mon commentaire laconique : ce ne doit pas être complètement inintéressant, car ce livre vient de recevoir le prix du roman de lAcadémie Française ! Si c’est pour souligner le courage de l’auteur qui, malgré ses écrits et ses critiques du régime, continue de vouloir vivre en Algérie où il prend quand même de grandes précautions, je suis d’accord.

Plus grave en général : ma perspicacité doit commencer à avoir de sérieux problèmes : comme je l’avais écrit, j’ai classé dans ma rubrique de lectures « on peut zapper » le roman de Laurent Binet « La septième fonction du langage » ; or, il vient de se voir décerné le prix Interallié !

Gallimard - 274 pages           novembre 2015